
To be or not to laitue!
Nous sommes le Ca.Bo. &le reste du Monde est une puce démange-ciel!
La Plage
Reprise [priz'] n.f. ( subst. partie. de reprendre). Action de s'emparer de nouveau: la reprise d'un fort.
Au parc...
Je suis assis sur un banc. Par terre des colonnes de fourmis courent çà et là et des milliers d’insectes rampent et grouillent en tous sens, en quête de nourriture, de sécurité ou des plaisirs de l’amour, sans laisser libre le moindre centimètre carré B. Traven Heureuse bête qui s’ignore ! Se connaître n’est-ce pas la démangeaison des imbéciles. G. Bernanos
Devant moi à gauche de l’entrée, Pan joue un air de flûte au pied d’une belle; (On dit qu’il était si laid à la naissance que sa mère s’enfuit de terreur en le voyant et Hermès l’emporta sur l’Olympe pour amuser les dieux.) La jeune demoiselle ne peut être Syrinx qu’il poursuivit du mont Lycée jusques aux bords du fleuve Ladon ; là, arrêtée dans sa course devant les ondes elle fut métamorphosée à sa demande, par ses sœurs, en roseaux. L’air agité à travers leurs chalumeaux avait produit un son léger. Le dieu charmé en fit une flûte, (que je vois là ! sur cette sculpture), pour l’avoir toujours auprès de lui. Ah Ovide !
Hélas le monde ne lit plus ni livres, ni journaux pour enrichir sa pensée ou son vocabulaire; discours simplifié au point qu’un nouveau venu (moi) ne le comprend pas toujours. Ils utilisent parfois des mots qu’ils sont les seuls à savoir interpréter. Ils pourraient parler pendant une demi-heure sans que je sache de quoi il retourne. J’écoute leur propos sur un fond d’indétermination et de possible malentendu. Il y a quelque temps que je ne pose plus de question d’ailleurs - Je ne connais plus de réponses, non plus, j’aime autant le dire tout de suite. J’en ai connues, dans le temps, et des meilleures, c’était ma seule compagnie. J’inventais même des phrases à l’interrogatif pour aller avec. S. Beckett
Je suis bien sur mon banc. Je n’ai guère notion du temps ou de l’espace. Je dis qu’il est une heure, mais je ne dis pas s’il s’agit d’une heure de course à la vitesse d’un kényan, ou de marche, ou de nage, ou alors monté sur un bon vélo. B. Traven
- On fait ce que peut, mais on ne peut rien. On se tortille, et le soir vous retrouve à la même place que le matin.
S. Beckett
Suite...
Au commencement de toutes choses il n’y avait rien
...Bien
C’est entendu. Et puis il y eut transformation. Comme c’est "tout" qui peu à peu, s’est trouvé modifié du proche au lointain, il a bien fallu raconter. Saga. Epopée. Mythe. Grand tapage et action héroïque.
Le Monde prit forme.
Il y eut 4 ou 5 âges (les avis divergent) dit-on.
L’âge d’or: pas de loi pas de peur. On rêve : La foule ne tremblait pas en présence du juge. Les redresseurs de tort étaient inutiles à sa sécurité. Elle vivait sans travailler et n’avait aucun souci.
Aujourd’hui le Monde a peur ! Le danger vient de l’intérieur, qu’il s’agisse du terrorisme, des subprimes ou du dérèglement climatique. H1N1 AAHH !! Nous semblons nourrir l’adversaire à l’ombre de nous-même ; comme des cellules qui s’altèrent qui prolifèrent et génèrent des métastases.
L’homme ne regarde plus le ciel pour oublier ses craintes Trop chères! Non il se regarde un petit appendice bouchonné, d’autres complètements enfouis...et il mate à la belle saison, les défilés d'ombilics ; c'est l'occasion rêvée d'observer ceux des autres, d'étudier leur grande diversité. Etonnant comme ce petit bouton de chair est devenu en quelques années un argument de séduction, qui ne s'exhibe plus seulement sur la plage, mais dans les rues, les soirées et même parfois au travail.
En fait, si le nombril est indispensable à l'homme, ce n'est pas d'un point de vue fonctionnel. L'ombilic ne sert strictement à rien de mécanique. Mais ce serait un repère essentiel à la vie psychique, une sorte de «centre de gravité qui prend la forme d'une cicatrice de naissance et qui n'a pas d'autre utilité que de signer notre humaine condition»,
Notre désarroi est immense face au silence de l’univers et des dieux et de Dieu nom de dieu.
Et le
Top 50
Le chien : Vouap dou ouap !
Le chat : À la mi-août
La chouette : Le fond de l’air effraie.
La poule : Viens poupoule.
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Jadis les filles sentaient la chaire fraiche, aujourd’hui elles sentent les crèmes fraiches.
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La vie ne doit pas avoir de nez puisque quand on l'embrasse trop on meurt.